Un hébergeur de serveurs de jeux pensé en Suisse, fait à la main.
Publié le 21 mai 2026 — par Damien ROUGE
Aujourd’hui, BiomeBounty ouvre officiellement ses portes.
Pour ceux qui débarquent : c’est un service d’hébergement de serveurs de jeux — Minecraft d’abord, plein d’autres ensuite — basé en Suisse, construit par un seul développeur qui en avait marre des plateformes génériques. Pas le plus gros, pas le plus tape-à-l’œil. Mais bâti avec une obsession très précise : faire mieux que les gros sur ce qui compte vraiment quand tu lances une communauté un vendredi soir.
D’où ça vient
L’idée est née d’une frustration assez banale, mais persistante : à chaque fois que je voulais lancer un serveur Minecraft modé avec des potes, les hébergeurs grand public craquaient au pire moment. RAM saturée à 40 joueurs, panneau de contrôle figé, support qui répond 48h plus tard avec un copier-coller qui ne lit même pas la question. Et systématiquement, des prix qui semblent raisonnables jusqu’au moment où tu réalises que tu paies pour des cœurs CPU partagés à 12 entre clients.
J’ai d’abord essayé de monter ça pour moi, sur ma propre infrastructure. Hardware récent, configuration soignée, monitoring sérieux. Le résultat a été tellement plus stable et plus rapide que ce que je trouvais ailleurs — pour un coût en réalité plus bas — que la question s’est posée naturellement : pourquoi est-ce que personne d’autre ne fait ça correctement ?
BiomeBounty est la réponse à cette question. Un hébergement de serveurs de jeux fait par quelqu’un qui joue, qui code, qui s’occupe lui-même de l’infrastructure, et qui te répondra en direct.
L’infrastructure
Tout tourne sur deux nœuds bare-metal localisés en Suisse :
- Processeurs Intel Core i9-14900K (24 cœurs / 32 threads, fréquence boost jusqu’à 6 GHz)
- 192 Go de RAM DDR5 par nœud
- Stockage NVMe en RAID, faibles latences
- Connectivité haut débit, peering européen
La protection DDoS est assurée en amont par l’infrastructure d’Infomaniak — partenaire suisse reconnu, plusieurs Tbps de capacité de mitigation — avant même que le trafic n’atteigne mes serveurs. L’IP réelle des machines de jeu n’est jamais exposée publiquement.
Pas de cœurs partagés à 12, pas de RAM « burst » qui s’évapore au moment où tu en as besoin, pas de fair use brumeux. Quand tu prends X Go de RAM, tu as X Go de RAM. Quand tu prends des cœurs CPU pinned, ils sont à toi.
Peregrine : le panel maison
Pendant la construction de BiomeBounty, je me suis vite rendu compte que le plus gros frein à un hébergement de qualité, ce n’est pas le hardware — c’est le panneau de contrôle. Tous les panels que j’ai testés sont soit conçus pour des sysadmins (interface austère, pensée pour quelqu’un qui sait ce que fait un fichier eula.txt), soit pour des débutants absolus (deux boutons et un menu déroulant, impossible de modifier la moindre config sérieusement). Rien entre les deux pour les communautés qui veulent du contrôle sans devoir lire la doc Linux.
C’est pour ça que j’ai développé Peregrine — un panneau de contrôle conçu de zéro, pensé pour les administrateurs de communautés Minecraft et plus largement de serveurs de jeux.
Ce que fait Peregrine
- Interface moderne — écrite en React, navigation rapide, mode sombre par défaut, lisible sur mobile
- Installateur de intégré — détection automatique des dépendances, gestion des versions, rollback en un clic, installation de mods et bien plus encore
- Éditeur de configuration intelligent — édition des fichiers
server.properties,config/*.toml, etc. avec validation en temps réel, plus besoin de SFTP pour tweaker un paramètre - Backups granulaires — sauvegarde quotidienne automatique + possibilité de déclencher un snapshot manuel avant de tenter une mise à jour
- Logs en direct — console temps réel, recherche dans l’historique, alertes sur erreurs critiques
- Gestion d’équipe — invite tes admins avec des rôles granulaires (qui peut redémarrer, qui peut modifier les plugins, qui peut accéder aux fichiers)
Pourquoi open-source
Peregrine est publié en open-source. Pas par marketing, mais par conviction : un panel de contrôle, c’est le point de contact quotidien entre toi et ton serveur. Tu mérites de savoir ce qui se passe sous le capot, et de pouvoir le forker si jamais BiomeBounty disparaissait demain.
Concrètement, ça veut aussi dire que si tu utilises Peregrine ailleurs (sur ta propre infrastructure par exemple), tu peux télécharger et installer le core gratuitement. Mon modèle commercial repose sur l’hébergement géré et des extensions premium optionnelles — pas sur l’enfermement du logiciel de base.
Ce que BiomeBounty n’est pas (encore)
Autant être direct : BiomeBounty est jeune. Un seul humain aux commandes. Deux nœuds en production. Une infrastructure conçue pour grandir, mais qui n’est pas encore au niveau d’un OVH ou d’un Nitrado en termes d’échelle.
Concrètement, ça veut dire :
- Pas de support 24/7. Je réponds 7j/7, en direct, mais je dors. Le support se fait en français et en anglais, via Discord et tickets, avec une réponse typique sous quelques heures aux heures éveillées (heure suisse).
- Pas (encore) d’application mobile. Tout passe par le panneau web Peregrine, qui est responsive.
- Pas (encore) de présence dans tous les pays. L’infrastructure est en Suisse aujourd’hui ; une extension vers d’autres datacenters européens (France notamment) est prévue pour 2026.
Si tu cherches un géant industriel anonyme avec un département juridique de 40 personnes, BiomeBounty n’est pas pour toi. Si tu cherches un hébergeur où la personne qui décide du roadmap est aussi celle qui te répond sur Discord, on est probablement faits pour s’entendre.
La suite
Voici ce qui arrive dans les prochains mois :
- Nouveaux jeux supportés — au-delà de Minecraft, intégration de Palworld, ARK, Valheim, Rust et d’autres titres demandés par la communauté
- Marketplace de plugins Peregrine — un écosystème d’extensions premium et communautaires, avec partage de revenus pour les développeurs
- Localisation française et anglaise complète du panel, puis allemand pour le marché suisse-alémanique
- Page de statut publique (uptime, incidents en cours) — pour que tu saches en temps réel ce qui se passe sur l’infrastructure
- Extension d’infrastructure vers la France pour réduire les latences pour les joueurs ouest-européens
Toutes les mises à jour majeures seront annoncées ici, sur le blog, et sur le Discord communautaire.
Embarquer
Si t’es arrivé jusqu’ici, c’est probablement que le projet te parle. Voici comment tester :
- Garantie satisfait ou remboursé de 7 jours sur tous les plans — tu peux lancer un serveur, jouer une semaine, et te faire intégralement rembourser si ça ne te convient pas
- Aucun engagement — résiliation en un clic depuis l’espace client
- Tarification en CHF, prix affichés clairement, sans frais cachés
- Rejoins le Discord pour discuter avant d’acheter — je traîne souvent là-bas et je réponds aux questions techniques avec plaisir
Merci d’être là le jour du lancement. C’est un projet qui m’occupe depuis longtemps et c’est un peu particulier d’enfin l’ouvrir au public.
À très vite — sur le panel, sur le Discord, ou sur tes premiers serveurs.
— Damien
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